Olim (nouveaux immigrants) et non-résidents

Acheter un bien immobilier en Israël depuis l’étranger

Vous êtes là-bas. Votre maison est ici, en Israël.

En Israël, la vente ne passe pas devant notaire : c’est votre avocat qui la sécurise. Son devoir de loyauté ne s’exerce qu’envers vous. Nous accompagnons nos clients en anglais, à chaque étape.

« Le pays est bon, très, très bon. »

Nombres 14, 7

Il arrive un moment où un voyage en Israël cesse d’être une visite.Pour l’un, c’est au shouk, un vendredi après-midi ; pour l’autre, le jour où son enfant lui répond en hébreu sans même réfléchir.À partir de là, un mot change dans les conversations à la maison : on ne dit plus « quand est-ce qu’on prend l’avion ?», mais « quand est-ce qu’on rentre ?».Ce moment n’a pas de date dans l’agenda.Il a une adresse.Et il porte un nom : chez soi.Acheter un appartement en Israël, c’est le moment où cette adresse est inscrite à votre nom.

Notre rôle commence précisément là : donner un cadre sûr à la plus belle décision de votre vie.

De l’alya à votre bien

Rentrer chez soi, déjà en chemin.

De la première question posée depuis l’étranger à la remise des clés à Jérusalem : une même équipe expérimentée à vos côtés, à chaque étape.

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Notre ligne de conduite

Acheter en Israël depuis l’étranger : neuf règles.

Lorsque vous êtes à l’étranger et que le bien se trouve en Israël, rien ne s’improvise. Voici les règles que nous fixons pour chaque opération menée à distance.

Une liste pour le neuf, une pour l’ancien

Le contrat de vente d’un promoteur est rédigé d’avance, dans l’intérêt d’une seule partie, et présenté comme « le contrat type de la société ». C’est bien le contrat type de la société, et il se négocie pourtant, au moyen d’un avenant rédigé clause par clause. Les paiements s’échelonnent selon l’avancement des travaux, et non en totalité à la signature ; le prix, lui, ne reste pas figé de lui-même : l’indexation sur l’indice israélien des coûts de la construction est une clause qui se négocie. Voici les neuf règles que nous fixons pour ce type d’achat depuis l’étranger :

01

Un « formulaire d’inscription » est un document à part entière

Chez un promoteur, la première signature précède le contrat : formulaire d’inscription, demande d’attribution, validation de la notice descriptive. Nous lisons chaque pièce avant que vous ne signiez.

02

Validé en anglais, signé en hébreu

Le contrat et la notice descriptive vous parviennent avec une synthèse en anglais, que vous validez avant de signer. Rien ne repose sur les dires du commercial.

03

Une procuration qui s’éteint avec l’opération

Signature certifiée par un notaire ou authentifiée par un consulat selon les formes reconnues en Israël, pouvoirs strictement délimités (cet appartement, ces déclarations) et date d’expiration fixée à la fin de l’opération.

04

Aucun paiement hors bordereau

Chaque paiement passe par le carnet de bordereaux du projet, sur le compte de projet contrôlé par la banque. Jamais sur le compte propre du promoteur, jamais sur un compte privé.

05

Une sûreté sur chaque paiement, et un logement libéré de l’hypothèque

En vertu de la loi sur la vente, tout paiement supérieur à 7 % du prix est couvert par une garantie bancaire ou une sûreté de même valeur (comparable à la GFA / à la garantie de la loi Breyne). Et une lettre de mainlevée dégage votre logement de l’hypothèque du projet.

06

La date de livraison est une date ferme

Une « date de livraison estimée » n’est pas une « date de livraison ». Seule la seconde déclenche l’article 5A de la loi sur la vente (appartements), dans sa rédaction issue de l’amendement n° 9 (2022) : une indemnisation progressive en cas de retard, sans avoir à prouver de préjudice. Et la clause de cession détermine si le contrat peut être transféré avant la remise des clés.

07

La fiscalité est arrêtée avant la signature

Votre statut fiscal à l’achat — olé hadash (nouvel immigrant), non-résident, propriétaire d’un logement unique — se détermine avant la signature, tout comme l’éligibilité à l’allègement de taxe d’acquisition (mas rechisha) des olim : délai pour en bénéficier, choix du conjoint acquéreur.

08

La société qui signe, pas l’enseigne

Quelle entité signe réellement de l’autre côté : non pas le nom affiché sur le panneau, mais la société désignée au contrat ; ce qu’elle a déjà livré, et quand ; la banque qui finance le projet.

09

Qui travaille pour qui

L’avocat du projet travaille pour le promoteur. En vertu de l’article 54 de la loi sur l’Ordre des avocats d’Israël, seul votre propre avocat vous doit loyauté et diligence.

Avant tout transfert de fonds

L’argent ne va que là où il est autorisé à aller

La loi sur la vente interdit au vendeur de percevoir plus de 7 % du prix sans garantie ; dans un projet financé par une banque, le mécanisme est le carnet de bordereaux de versement : chaque paiement passe par un bordereau dédié et arrive sur le compte de projet contrôlé par la banque, qui émet une garantie en contrepartie. Un virement envoyé « sur le compte de la société » sur la foi d’un simple e-mail, sans bordereau, est un paiement sans garantie, et c’est le scénario le plus difficile à rattraper depuis un autre continent.

Notre accompagnement

L’achat à distance, pris en charge jusqu’aux clés

Une seule équipe juridique tient toute la chaîne, du premier appel jusqu’à la remise des clés, et vous êtes associé à chaque décision, en anglais, aux horaires qui vous conviennent. Vous ne gérez pas seul une opération à des milliers de kilomètres : nous la conduisons, vous décidez.

Notre devoir de loyauté est fixé par la loi et s’exerce envers vous exclusivement : l’examen, la négociation et le conseil procèdent tous d’un même point de vue, le vôtre.

Les étapes

Le même avocat, de votre première question jusqu’aux clés.

Coordonner tous les intervenants ne vous incombe pas : c’est notre travail. Et pour que la phrase ne reste pas une belle formule, voici ce qu’elle recouvre, dans l’ordre chronologique.

Comment acheter un logement en Israël depuis l’étranger ? En huit étapes : la définition de l’objectif, puis les vérifications, la négociation, la signature à distance et les fonds, jusqu’aux déclarations, à l’inscription complète à votre nom et aux années qui suivent la remise des clés.

  1. 01Avant toute visite

    L’objectif est défini par écrit (y habiter, louer le bien jusqu’à votre installation, ou constituer un patrimoine pour la génération suivante), et la situation fiscale et le statut sont arrêtés en conséquence. Lequel des conjoints achète, et à quel moment par rapport à l’alya : tout se décide à ce stade, pas à la fin.

  2. 02Qui vend vraiment, et ce qui est vraiment inscritCe que vous recevez : Examen du bien et des droits de propriété, et de l’identité réelle de l’autre partie

    L’extrait du registre foncier, l’identité des propriétaires inscrits, les hypothèques, les saisies, les annotations, les droits à construire et, dans une opération avec un promoteur, l’entité avec laquelle vous contractez et la banque qui finance le projet.

    Ce que vous recevez : Examen du bien et des droits de propriété, et de l’identité réelle de l’autre partie

  3. 03La négociationCe que vous recevez : Négociation du contrat et de l’avenant au regard de nos lignes rouges

    Un contrat ou un avenant rédigé clause par clause : garanties, échéancier de paiement, date de livraison, indexation, traitement des malfaçons et conditions suspensives.

    Ce que vous recevez : Négociation du contrat et de l’avenant au regard de nos lignes rouges

  4. 04La signature à distanceCe que vous recevez : Procuration authentifiée par un notaire ou par le consulat, et gestion des signatures à distance

    Une procuration notariée rédigée pour être acceptée au registre foncier, aux pouvoirs strictement définis, signée devant un agent consulaire ou un notaire local avec apostille, et un résumé en anglais de chaque document important, soumis à votre validation avant la signature.

    Ce que vous recevez : Procuration authentifiée par un notaire ou par le consulat, et gestion des signatures à distance

  5. 05Les fonds ne partent qu’une fois la condition remplieCe que vous recevez : Annotation préventive, suivi des paiements et lettres de mainlevée

    Compte séquestre ; dans une opération avec un promoteur, versements par bordereau sur le compte de projet contrôlé par la banque ; coordination avec la banque sur l’origine des fonds ; et des paiements libérés uniquement lorsque la condition qui les précède est remplie.

    Ce que vous recevez : Annotation préventive, suivi des paiements et lettres de mainlevée

  6. 06Les déclarations aux autoritésCe que vous recevez : Déclarations fiscales immobilières au titre du statut d’olé ou de non-résident, dans les délais

    Les déclarations de taxe d’acquisition et de fiscalité immobilière, déposées dans les délais et en cohérence avec le statut fixé à la première étape.

    Ce que vous recevez : Déclarations fiscales immobilières au titre du statut d’olé ou de non-résident, dans les délais

  7. 07L’inscription incombe au promoteur, et nous y veillonsCe que vous recevez : Suivi exigeant de l’inscription due par le promoteur, et mise en relation pour le financement et la gestion du bien

    Une annotation préventive dès la signature, puis un suivi jusqu’à l’inscription effective de vos droits. La loi sur la vente met cette inscription à la charge du promoteur, et nous ne la laissons pas s’enliser au stade du « dès que la mise en copropriété sera faite ».

    Ce que vous recevez : Suivi exigeant de l’inscription due par le promoteur, et mise en relation pour le financement et la gestion du bien

  8. 08Après la remise des clés

    La période de garantie auprès du constructeur, les documents de livraison et, chaque année, le choix du régime d’imposition des revenus locatifs.

Tant que vous êtes à l’étranger

Ce que nous vérifions pendant que vous êtes loin.

Au moment où une personne mandatée par nos soins arpente l’appartement pour vous, tout ce qui peut se vérifier sur pièces l’est déjà : l’extrait du registre foncier (nessah Tabou) indique quelles hypothèques et saisies grèvent le bien, et lesquelles doivent être levées avant que vous ne payiez ; le dossier anti-blanchiment, avec les justificatifs de l’origine des fonds, est prêt avant le premier virement ; et votre statut fiscal — olé hadash (nouvel immigrant) éligible à l’allègement de taxe d’acquisition des olim, ou non-résident — est arrêté avant tout engagement. Les deux vérifications qui restent sont les seules impossibles à faire à distance.

Permis, urbanisme et environnement proche

Ce qui est construit en toute légalité, ce qui est prévu en face et ce qui va changer : avant de tomber sous le charme de la vue depuis le balcon.

Le bien lui-même, sur place

Nous vous mettons en relation avec des professionnels qui visitent, inspectent et documentent le bien sur place, car des photos envoyées par le vendeur ne valent pas une inspection.

Au-delà du contrat

Pas seulement la protection juridique. Toute l’équipe qui l’entoure.

Les intervenants dont l’opération a besoin, du financement jusqu’à la gestion du bien une fois acquis, nous les choisissons et les coordonnons nous-mêmes.

Repérage

Le bon bien, passé au crible

Nous repérons pour vous la bonne opération et la passons au crible, y compris parmi les groupes d’acquéreurs que nous menons : où se situe la valeur réelle, où se loge le risque réel, avec une connaissance concrète de la rénovation urbaine et de l’urbanisme.

Sécurité juridique

Rien sur parole : tout est vérifiable

Titre et inscription au registre foncier (Tabou), contrats, garanties bancaires, protections légales : tout est verrouillé à chaque étape, pour que le système vous protège au lieu de vous surprendre.

Financement

Un financement structuré pour un système étranger

Nous coordonnons des professionnels de confiance du financement transfrontalier pour structurer votre prêt et votre apport, en fonction de revenus perçus à l’étranger et des règles israéliennes.

Gestion

Une propriété sans tracas, pour les années à venir

Au besoin, nous coordonnons la gestion du bien et son suivi dans la durée, et faisons intervenir des agents immobiliers si vous souhaitez en tirer un revenu. Être propriétaire à distance reste simple.

Pour une vue d’ensemble : recherche de biens, financement transfrontalier et gestion du bien

Acheter à plusieurs

La force d’un achat groupé : nous menons le groupe.

Un groupe qui se présente ensemble auprès d’un promoteur ne négocie pas du tout sur le même pied qu’un acquéreur isolé. Ces groupes, nous les menons. De là viennent des conditions commerciales et juridiques qu’aucun acheteur n’obtient seul. Et la structure sous laquelle le groupe achète, nous la fixons avant toute signature : c’est elle qui détermine la taxe d’acquisition (mas rechisha), et l’écart se chiffre en centaines de milliers de shekels.

Où acheter, et avec qui

Les bonnes adresses sont sur la carte, le pouvoir de négociation dans le groupe.

Le choix du lieu de vie dépend d’une école, d’une synagogue, de la distance avec la famille et du temps de trajet. Avant d’affiner votre recherche, mieux vaut savoir ce qui fait vivre chaque endroit, et qui y habite déjà.

Jérusalem
  • Netanya

    Une importante communauté francophone, des services en français et une longue promenade en bord de mer

  • Ra’anana

    L’une des plus anciennes communautés anglophones, une ville-jardin paisible au centre du pays

  • Petah Tikva

    Le centre médical Rabin, des communautés religieuses bien établies, le terminus nord de la ligne rouge du tramway

  • Tel-Aviv

    Un centre d’affaires et une vie urbaine dense, avec la mer au bout de chaque rue

  • Bat Yam

    Un front de mer urbain et le terminus sud de la ligne rouge du tramway

  • Rehovot

    L’Institut Weizmann et la faculté d’agriculture, une communauté anglophone implantée de longue date

  • Jérusalem

    La capitale, le centre de la vie juive, des communautés anglophones anciennes dans presque chaque quartier

  • Ashdod

    Le premier port d’Israël, un long littoral, des communautés francophone et anglophone aux côtés d’Israéliens de longue date

  • Kiryat Gat

    Un pôle de l’industrie des semi-conducteurs, et une gare sur la ligne reliant Tel-Aviv à Beer-Sheva

  • Netivot

    Une ville du Néguev occidental, avec le tombeau du Baba Salé et une communauté religieuse soudée

Cette carte est donnée à titre indicatif. Chacune de ces villes, comme bien d’autres, mérite l’attention ; ce qui vous convient dépend de votre budget, de la communauté, du moment de votre vie et de ce que vous recherchez. Cela se décide lors d’un échange, pas dans un catalogue.

Voir ce qui s’offre à vous
Autour de l’opération

Quatre sujets à régler avant de signer, et non après.

Des guides complets, chacun sur sa page.

Foire aux questions

Acheter en Israël depuis l’étranger : vos questions

Comment transférer des fonds vers Israël sans qu’ils restent bloqués ?

Les banques israéliennes sont tenues de contrôler l’origine des fonds au titre de la lutte contre le blanchiment, et un virement mal préparé peut retarder toute une opération. Nous préparons les justificatifs à l’avance et nous nous coordonnons avec les banques des deux côtés ; l’argent n’arrive que sur un compte protégé : compte de projet contrôlé par la banque ou compte séquestre.

Le promoteur propose que son avocat « s’occupe de tout ». Pourquoi ne pas accepter ?

Parce que l’avocat du promoteur représente le promoteur, pas l’acquéreur. Vous réglez certes ses honoraires, comme la loi le permet, mais son rôle se limite à l’inscription au registre foncier : il n’est pas là pour vous. L’indexation de votre prix, vos garanties et votre date de remise des clés doivent être confiées à quelqu’un dont le devoir de loyauté s’exerce envers vous seul.

Que se passe-t-il après la remise des clés d’un appartement neuf en Israël ?

Après la remise des clés, notre accompagnement se poursuit. L’inscription au registre foncier est une obligation du promoteur en vertu de la loi sur la vente, et c’est nous qui veillons à ce qu’il la remplisse ; nous défendons vos intérêts auprès du promoteur pendant la période de garantie ; et nous organisons le relais vers la gestion et la location, pour que le bien soit entretenu et rapporte pendant que vous êtes à l’étranger.

Peut-on acheter un appartement en Israël avant de faire son alya ?

Oui, acheter un appartement en Israël avant son alya est prévu par la réglementation, et il ne s’agit pas d’une faille. La période d’éligibilité à l’allègement de taxe d’acquisition des olim s’ouvre un an avant votre première entrée en Israël et court jusqu’à sept ans après : acheter tôt ne vous fait donc pas perdre les tranches réduites. Ce qui change, en revanche, c’est l’aspect pratique : le financement, la gestion du bien jusqu’à votre installation, et la personne qui signe. L’achat se cale sur la date d’alya prévue, il ne la remplace pas.

À combien s’élève la taxe d’acquisition (mas rechisha) en Israël, et quel écart sépare un olé d’un non-résident ?

Pour un logement unique, un olé bénéficie de l’allègement de taxe d’acquisition des olim : 0 % jusqu’à 1 978 745 ₪, 0,5 % jusqu’à 6 055 070 ₪ et 8 % au-delà, dans la limite d’une valeur de 20 183 565 ₪. Un non-résident qui achète un appartement qui n’est pas son logement unique paie 8 % dès le premier shekel et 10 % au-delà de 6 055 070 ₪. Pour un bien à usage professionnel, l’allègement est distinct : 0,5 % jusqu’à 1 988 090 ₪ et 5 % au-delà. L’allègement n’est accordé qu’une fois pour un bien d’habitation et une fois pour un bien professionnel et, depuis le 15 août 2024, il est réservé au logement destiné à la résidence de l’olé lui-même. Les montants sont gelés jusqu’au 15 janvier 2028.

Nous avons acheté en tant que non-résidents et fait notre alya ensuite. La taxe peut-elle être corrigée rétroactivement ?

En Israël, un mécanisme existe précisément pour qui achète comme non-résident et fait son alya ensuite. L’article 9(c1c)(4)(b) de la loi sur la fiscalité immobilière assimile l’acquéreur à un résident israélien s’il devient résident israélien pour la première fois, ou résident de retour après une longue absence, dans les deux ans suivant l’achat. Quiconque achète aujourd’hui planifie donc en fonction de ce délai de deux ans, et cette donnée pèse sur la date même de la signature, pas sur ce qui se passe ensuite.

Peut-on obtenir un prêt immobilier en Israël en résidant encore à l’étranger ?

Oui, vous pouvez obtenir un prêt immobilier en Israël tout en résidant à l’étranger, et la question décisive n’est pas celle des revenus, mais celle de la nationalité. La directive 329 de la Banque d’Israël sur la bonne conduite des activités bancaires plafonne le financement d’un « appartement d’investissement » à 50 % de sa valeur, contre 75 % pour un « logement unique ». La définition du logement unique retenue par la directive vise un bien acquis par un particulier de nationalité israélienne, et le « non-résident » y est défini comme une personne qui n’a pas la nationalité israélienne. Concrètement, le même appartement peut exiger de vous un apport de 50 % ou de 25 %, selon votre statut à la date du contrat. Un olé qui obtient la nationalité à son alya se trouve de l’autre côté de cette ligne. Au-delà de la directive, chaque banque applique sa propre politique interne en matière de revenus étrangers et de justificatifs.

Un déplacement en Israël est-il nécessaire pour signer ?

Non, vous pouvez signer sans vous déplacer en Israël, à condition que la procuration soit établie en bonne et due forme. L’article 20 de la loi sur les notaires dispose qu’une procuration portant sur une opération immobilière soumise à inscription n’est valable que si elle a été établie par un notaire ou si un notaire a authentifié les signatures. Depuis l’étranger, cela se fait devant un agent consulaire israélien, habilité à exercer les fonctions de notaire hors d’Israël, ou devant un notaire local, avec apostille. Deux points de vigilance : les rendez-vous consulaires se prennent plusieurs semaines à l’avance, et l’apostille ajoute une étape ; quant aux pouvoirs conférés, ils sont définis strictement et prennent fin à la conclusion de l’opération.

Et si l’alya ne se fait finalement pas, qu’advient-il de la taxe ?

L’allègement de taxe d’acquisition des olim repose sur le statut effectif d’olé, non sur l’intention de faire son alya. L’acquéreur qui s’est prévalu de ce statut sans faire son alya dans la période d’éligibilité s’expose à un réexamen de son imposition, c’est-à-dire à la différence entre les tranches réduites et celles applicables à tout autre acquéreur, majorée de l’indexation et des intérêts. Le mécanisme exact et les délais dépendent des circonstances de votre dossier : voilà pourquoi la question se règle avec l’Autorité fiscale avant la signature, et non après. En pratique, pour qui a acheté trop tôt et sans préparation, c’est le scénario le plus coûteux de cette page.

Nous louerons le bien jusqu’à notre installation. Comment les loyers sont-ils imposés ?

Le droit israélien prévoit trois régimes pour les revenus de location à usage d’habitation, et le choix se refait à chaque année fiscale. Le régime d’exonération : les revenus mensuels jusqu’à 5 654 ₪ (2026) sont exonérés et, au-delà, l’exonération se réduit progressivement jusqu’à disparaître à 11 308 ₪. Le régime à 10 % : un taux forfaitaire sur les loyers bruts, sans déduction des charges. Et le régime du taux marginal, qui permet de déduire les charges et l’amortissement. L’application du régime d’exonération à un non-résident n’est pas tranchée et dépend des circonstances : pour les non-résidents, le régime pratique est le plus souvent celui à 10 %. Une déclaration est due dans tous les cas, et le locataire peut être tenu de pratiquer une retenue à la source. Le choix se fait avec un expert-comptable, en amont.

Un compte bancaire israélien est-il nécessaire pour acheter ?

Un compte bancaire israélien n’est pas toujours nécessaire pour l’achat lui-même, mais il devient en pratique presque toujours indispensable : pour le paiement des impôts, les charges de copropriété, la taxe municipale (arnona), les factures et les revenus locatifs. Un point à anticiper : la lutte contre le blanchiment. Le transfert de sommes importantes depuis l’étranger exige de justifier en bonne et due forme l’origine des fonds, et les banques israéliennes y veillent sérieusement. Un virement envoyé sans préparation peut rester bloqué plusieurs jours et retarder un paiement contractuel assorti d’une échéance. Les exigences exactes et les délais d’ouverture de compte varient d’une banque à l’autre et évoluent dans le temps. La règle pratique : s’occuper des fonds avant de s’occuper du contrat.

Nous vivons à l’étranger et y avons fait un testament. Qu’advient-il de l’appartement en Israël ?

La règle de base, posée à l’article 137 de la loi sur les successions, soumet la succession à la loi du domicile du défunt au moment de son décès. Mais l’article 138 prévoit une exception pour les biens qui se transmettent selon la loi du lieu où ils se trouvent, et les biens immobiliers situés en Israël en font partie. Parallèlement, l’article 136 donne compétence à un tribunal israélien sur la succession de toute personne ayant laissé des biens en Israël, même domiciliée à l’étranger. Conséquence pratique : un testament américain ou français ne dispense pas d’une procédure en Israël pour l’appartement. Deux éléments rassurants : les droits de succession ont été abolis en Israël en 1981 et n’ont jamais été rétablis, et l’article 4 de la loi sur la fiscalité immobilière dispose expressément que la succession n’est pas une vente, si bien que la transmission aux héritiers ne constitue pas en soi un fait générateur d’impôt.

Quelle différence entre un olé hadash (nouvel immigrant) et un résident de retour en Israël ?

En Israël, l’olé hadash (nouvel immigrant) et le résident de retour ont deux statuts distincts, relevant de deux textes différents, et la confusion, fréquente, coûte cher. L’allègement de taxe d’acquisition des olim est réservé à la personne qui entre en Israël en qualité d’olé ou avec un permis de résidence temporaire de type A/1 : le résident de retour n’en bénéficie pas. En matière d’impôt sur le revenu, la situation s’inverse : l’article 14 de l’Ordonnance de l’impôt sur le revenu place la personne devenue résidente israélienne pour la première fois sur le même plan que le « résident de retour après une longue absence », c’est-à-dire après dix années consécutives à l’étranger, et exonère l’un et l’autre d’impôt sur leurs revenus de source étrangère pendant dix ans.

Par où commencer

Un entretien avec un avocat en droit immobilier, où que vous en soyez.

Un appartement que vous achetez ou vendez, un immeuble qui entre en rénovation urbaine, un contrat qui attend une décision. Laissez votre nom et un numéro de téléphone : un avocat confirmé de l’équipe vous rappelle, vous écoute et vous indique la marche à suivre, même lorsqu’elle ne passe pas par le cabinet. Nous accompagnons nos clients en anglais, à chaque étape.

Vos coordonnées arrivent directement au cabinet, et c’est un avocat de l’équipe qui vous rappelle, en anglais. Nous conservons vos coordonnées uniquement pour répondre à votre demande. Vous ne recevrez de communications commerciales que si vous avez coché la case ci-dessus.

Nous appeler : nous répondons personnellementNous écrire sur WhatsApp